lundi 30 novembre 2009

Un hiver brûlant.

Mon cher blog,

j'avais déserté tes pixels depuis quelques mois, ne trouvant plus le désir de t'écrire pour te raconter à quel point j'étais malheureuse... le fait est que ma blessure ne s'est pas en volé, juste que je l'appréhende autrement depuis peu... je l'accepte.

Alors depuis mon dernier billet, il s'est passé pas mal de trucs :

- j'ai été malade, j'le suis toujours d'ailleurs, ma trentième année a donc débuté par une maladie auto-immune de daube qui m'a flingué ma thyroïde, mais dans mon "malheur", rien de plus grave que le fait d'être complètement à la ramasse de la glande (thyroïdienne, s'entend), et ça c'est déjà un très bon point

- Mon prince charmant a vieilli d'un an, il a rasé sa barbe pour quinze jours, il a fabriqué du vin au basilic, il a coupé un peu ses cheveux, il m'a acheté des pierres pour soigner mes maux, il a entendu pour la première fois l'expression "Malheureux comme un caillou" et a tenté de m'expliquer qu'un caillou n'est pas nécessairement malheureux, il écoute beaucoup When i'm gone d'Eminem, il travaille sur une belle histoire et prend plein de notes

- Maman s'est fait mal à la hanche, une radio a découvert qu'elle faisait de l'arthrose, elle a ramassé quelques champignons et s'est fait de belles omelettes, elle a retapé une grosse malle qu'elle nous a ensuite donné

- on a fait refonctionné notre narguilé

- j'ai débouché l'évier puis il s'est rebouché

- j'ai été faire une échographie et j'suis toujours pas dans un état optimal pour faciliter la venue d'un bébé

- j'ai attrappé des tas de crampes qui m'ont réveillé maintes et maintes fois dans la nuit

- j'ai dévoré tous les livres de Twilight et on a été voir la chapitre deux au cinéma

- on a été mangé libanais, on a installé le sapin de noël, cette année, il est noir.

- j'ai eu un 17/20 au boulot et mon chef m'a annoncé qu'il souhaitais prolonger mon contrat

- je me suis fait des mèches pour couvrir mes deux cheveux blancs, on les voit plus

- on projète de repartir à Beauval, juste quelques jours

- je languis les vacances, j'ai trop d'taff

- on a investis dans des casiers pour ranger nos chaussures, on a été chez Ikea

- j'ai reroll une cambrio sur lotro et une gardienne des runes aussi

- Guillaume a repris les cours, on le croise moins que pendant les vacances, ça me manque mais j'suis heureuse de le retrouver le week-end pour l'entendre dire "c'est toi la patate toujours une fois plus que toi l'infini imparable", j'lui fait écouter ma boîte à meuh et j'lui chante la grosse mite à dudule

- je m'occupe quotidiennement de mon p'tit mouton Billy et j'me régale à voir rigoler ce petit animal virtuel

- j'suis tombée amoureuse, tous les jours, rien qu'en le regardant sourire, j'ai pensé qu'on va pas tarder à fêter nos trois ans de mariage, je me suis demandé à quel élément était associé la troisième année de noces, après vérification, wikipédia m'informe qu'il s'agit des noces de froment, cette année faut que je pense à offrir un bout d'pain à mon amour

- on a été fleurir la tombe de papa, d'mon beau-père, de mes arrière-grand-parents maternels, de mon grand-père maternel et de mes arrière-arrière-grand-parents maternels

- on a bu de la tisane de romarin sans miel ni sucre, c'était pas bon à boire

- j'ai bu de l'eau pétillante, c'est bon pour la peau mais ça a un goût de chiotte, j'ai eu l'impression de boire de l'efferalgan

- j'ai écouté la dernière musique de Franky Vincent

Voilà, en extrait, les quelques trucs qui se sont passé depuis.

Noël approche... j'languis, on a prévu de faire un truc pour Guillaume mais j'peut pas trop dire c'que c'est parce qu'il lit p'tet encore... et l'chef va râler si j'en dit trop.
Et l'hiver s'onnonce brûlant.

vendredi 16 octobre 2009

Prière























Je partirai et je resterai seulement vêtue de toi.
souviens-toi encorequelques fois de moi... et ne leur pardonne pas.

je part,
je ne reviendrai jamais,
bientôt le monde m'aura oublié tu sais...


jeudi 24 septembre 2009

Quinze ans.

Quinze ans, c'est l'âge que j'avais quand il est monté sur sa barque pour rejoindre l'autre rive.

Quinze ans, c'est le temps qui s'est écoulé depuis son voyage vers l'autre rive.

Quinze ans, et ma peine est intacte...

C'était un 23 septembre 1994 qu'il s'est éteint, papa.

mardi 22 septembre 2009

Billy

J'avais déjà parlé de mon p'tit Billy?

Qui a dit Culcul-la-Pralinette?

L'Adage eud'ton âge.

Bon... c'est la fin des haricots, j'essaie de les cacher depuis presque un an maintenant, mais d'une saleté d'éclaireur, il en vient trois.

Alors au départ, j'ai essayé de l'éradiquer, d'un coup sec, net, il est resté dans ma main, presqu'imperceptible.

Puis quelques mois plus tard, l'increvable est revenu... avec ses potes.

Et maintenant, je suis plus d'accord.

Bon du coup, je pense me reconvertir en fabricante d'adages et autres proverbes, avec cette particularité qu'ils seront moisis, comme mes blagues, ouhais je sais je sais...

Et voici le premier : "A trente ans, ma vieille, prépares-toi à r'couvrir tes cheveux blancs".
Bon... beh... j'vais aller m'faire des mèches... pis j'vais me transformer en blonde.

Pffff ça me gonfle.

dimanche 6 septembre 2009

Looking for a Pizzeria

Six septembre deux mille neuf, vingt trois heures zéro six, je commence mon billet.

On rentre juste de manger, enfin non, on a eu le temps de pianoter, de faire les cons, de s'embrasser, de regarder les étoiles, de faires des photos sur le téléphone.

Sur les quais de Grenoble, y'a des pizzeria.
Depuis quelques années avec Malko, on se cherche un resto familial, mes parents m'emenaient à l'Etna quand j'étais gosse, tout le temps; ceux de Malko l'emmenaient au Rotolo, et nous, du coup, comme pour donner une suite logique à la vie, une continuité, on s'est mis en quête de chercher là où on pourrait emmener nos enfants quand ils seront en âge de manger du solide et surtout, quand on en aura, donc depuis ce soir, c'est fait, on a trouvé, maintenant les p'tits, y'a plus qu'à venir pousser dans mon ventre parce que pour être honnête, vous commencez à nous manquer...

Malko aura 29 ans demain, j'ai vu ses yeux s'illuminer ce soir, j'sais pas bien quoi vous raconter, juste envie de dire qu'on est en vacances, juste envie de lui souhaiter un superbe anniversaire, aller l'aimer de toutes mes forces et pis c'est tout.

Bises et à plus!

lundi 10 août 2009

La 262800ème heure de ma vie. (enfin, à la louche)

J'suis bizarre, du moins je crois, disons plutôt très solitaire et attachée à un amour unique, à une fusion, à quelques rares amitiés.

Depuis mon dernier billet, il s'est écoulé presque un mois, j'ai eu le temps d'en faire des choses dans tout ce mois, et pourtant je n'ai pas eu l'impression de bouger, écrasée dans le courant du métro-boulot-dodo.

J'ai fêté ma trentième année, presque dans le secret, seuls mes très proches l'auront su, dit ou s'en seront rappelé, c'était une journée fantastique, j'ai été émue, touchée…
Mais je dois bien l'avouer, le cap est difficile à passer… c'est sans doute très con mais je n'ai pu m'empêcher de penser une fois encore à quel point j'aurais aimé que nous ayons un enfant, par pur égoïsme pour nous, pour moi, être maman juste avant mes trente ans…

Je n'ai pu m'empêcher de repenser à ces mots que j'avais lancé en l'air il y a quelques années, lorsqu'un de mes collègues nous "payait un coup" pour la naissance de sa petite et lorsqu'on m'a posé la question de répondre sans réfléchir "quand j'aurai eu trente ans, je voudrai bien".

Je n'ai pas pu m'empêcher de penser à mes vingt ans, où j'étais dix ans plus tôt, ce que je faisais de mon temps… et puis je me suis dit "mince, après tout, il a raison".

"Il", c'est évidemment Malko qui m'a dit ce matin là "ma chérie, tu n'es qu'au quart de ta vie".
Voilà, je vivrai avec lui le reste de mes 90 années futures, je mourrai contre sa peau flétrie, après une dernière sieste crapuleuse ensemble, nos petits-enfants seront à la fois dégoûtés à l'idée de nous imaginer nus, intrigués de savoir comment Malko aura su hisser le drapeau mais je l'espère, ils seront surtout amusés et attendris de se dire qu'on se sera aimé une fois encore avant de partir…

D'ici là, j'ai encore une paire d'années de bonheur à vivre, je l'espère, je me le souhaite tiens, pour une fois… sans être persuadée, pour une fois, que ce ne sera pas possible.

J'ai trente ans, je suis folle amoureuse de mon mari comme de ma mère, j'ai un fils spirituel extraordinaire, de rares mais précieux amis, une situation professionnelle hasardeuse, des p'tits bouts, l'envie de porter et de mettre au monde le fruit de notre amour, et pour continuer à construire avec eux, elles, j'ai toute la vie devant moi.